Lecture profonde / Lecture sur écran

écriTech’2/Module 1

De la lecture profonde à la lecture sur écran :
Quelle nouvelle façon de lire dans le monde numérique ? Comment repère-t-on l’information et construit-on le sens sur les nouveaux supports ?

Table ronde

 
Modérateur : Yaël Briswalter (IA-IPR de Lettres, CTICE de l’académie de Grenoble)
Véronique Drai-Zerbib
(Chargée de cours – Univesité de Nice-Sophia Antipolis – Paris VIII
Chercheur en psychologie cognitive lab. LUTIN)

Qu’il s’agisse de lecture profonde ou de recherche d’information, qu’il s’agisse de lecture papier, électronique ou musicale, les mêmes mécanismes perceptifs visuels contraignent notre prise d’information. Nos yeux parcourent un support en faisant des petits mouvements extrêmement précis et rapides : les saccades et les fixations. Toutefois, selon le matériel à lire, la difficulté du texte, le niveau d’expertise du lecteur le nombre et la durée des saccades et fixations peut augmenter considérablement, signe d’une difficulté d’intégration de l’information.

30 ans de recherche en psychologie cognitive de la lecture à l’aide de la technique d’enregistrement des mouvements oculaires apportent des connaissances sur le fonctionnement des opérations mentales dévolues à l’activité de lecture. Alors que le livre n’est plus l’unique support privilégié de l’écriture, comment la multiplication des supports a-telle fait évoluer notre façon de lire ? Comment repère-ton l’information pertinente et parvient-on à trouver du sens, à établir une cohérence, but ultime de la compréhension de texte ? Comment s’adapte le lecteur à la présentation multimodale de l’information sur le web alors que sa capacité cérébrale de traitement de l’information en simultané est limitée ? C’est le thème de mon intervention au cours de cette table ronde.


Pascale Gossin
(Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication
à l’IUFM d’Alsace, Université de Strasbourg – Lab. LISEC)
 

Ateliers

Atelier A – Lettres et numérique, la compétence lecture.

Marie-Lucile Milhaud (IA-IPR de Lettres, académie de Nice jusqu’en 2010)

Ghislaine Cotentin (Professeur de lettres en lycée – académie de Nice) et Olivier Clouet (professeur d’histoire-Géographie en lycée – académie de Nice)

« Lectures croisées » – consulter le diaporama

L’enseignement d’exploration « Littérature et société » introduit en classe de 2nde nous a conduits à organiser 48 heures de cours en co-présence autour d’une problématique « Habiter la ville ». Nous voulions profiter de cette occasion pour mettre en œuvre, de façon plus systématisée et en continu (3 heures hebdomadaires), une forme de pédagogie pratiquée plus ponctuellement depuis plusieurs années dans le cadre de projets d’échange européen, avec un enjeu : comment créer une interaction entre deux mondes que tout sépare, celui de l’écran, familier aux jeunes lycéens, et celui des supports textuels et iconographiques propres à nos disciplines, l’histoire, la géographie et la littérature ? Pour nous, enseignants, il s’agissait donc d’une exploration de cette zone encore floue : l’interaction entre l’usage des nouvelles technologies et les pratiques de lecture et d’écriture qu’elles induisent chez des élèves, qui les utilisent depuis leur plus jeune âge. Comment donner sens à leur usage dans une perspective scolaire, qui doit faire passer de l’intuition à la rationalité, tout en conservant leur dimension attractive et motivante ?

C’est cette démarche que présentera l’atelier. Autour des trois séquences de travail, nous essaierons de montrer l’apport, mais aussi les difficultés, du recours aux TICE, en envisageant trois phases :

– En amont : Comment la lecture sur écran peut-elle créer un horizon d’attente, en constituant une « mise en appétit » ?

– Lors d’une phase de recherche : Où lire ? Que lire ? Comment lire ? Que retenir de cette lecture dans la perspective d’une production ultérieure ?

– Lors d’une production sur écran : Susciter chez un jeune lycéen le désir de créer à son tour en recourant aux TICE constitue l’aboutissement de cette démarche pédagogique.

Atelier B – Histoire-Géographie et numérique, lecture de documents.

Philippe Briand (IANTE Histoire-Géographie, académie de Nice) –

Juliette Lassalle (Professeur d’histoire-géographie en Collège – Académie de Nice)

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Histoire et Géographie : deux matières dont l’enseignement a été associé en France tant leurs finalités sont les mêmes pour le jeune. Toutefois, elles conservent leurs propres démarches scientifiques, et en particulier, dans le traitement du document.

En Géographie, la carte est centrale ; outil du géographe dans sa technique et sa pratique, elle est aussi sa production scientifique. Une carte est en effet, le résultat de ses recherches et l’interprétation finale du territoire étudié. Pour l’historien, le document est tout au contraire son point de départ, sa source. Des sources soit archéologiques, soit documentaires, dans tous les cas bien antérieures au numérique.

Car le troisième paramètre à entrer en ligne de compte dans notre problématique aujourd’hui est le numérique. Ce sont les géographes qui s’en sont emparé les premiers dans les années 90, en particulier pour le traitement de données statistiques dans le but de produire rapidement une carte propre, avec un travail de seuillage des données beaucoup plus aisé. De données statistiques, nous en sommes aujourd’hui au traitement de données plus complexes d’informations géographiques, que nous traitons à l’aide de logiciels SIG. Ces gros logiciels deviennent de plus en plus simples d’accès, avec une application comme Edugéo par exemple pour l’enseignement de la Géographie. En Histoire, l’attrait du numérique est moins évident… et pour cause. L’interprétation historique n’a aucunement besoin du numérique. Il s’en servira alors marginalement dans l’analyse fine d’une source, une œuvre d’art par exemple, ou bien pour le maniement d’outils tels que la carte ou la frise chronologique à la manière du géographe.

Quel apport et quels usages du numérique donc, dans le traitement des documents pour enseigner l’Histoire-Géographie dans le secondaire ?

I- Les évolutions du métier d’enseignant liées à l’introduction du numérique
II- Le statut du document numérique dans l’enseignement

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Atelier C – Éducation aux médias, lecture en ligne.

Evelyne Bévort (CLEMI) – Jacqueline Quéhen (CLEMI Nice)

Roxane Obadia (Professeur-documentaliste en collège – académie de Nice)

Participez à Orme 2018

Le rendez-vous des acteurs du numérique pour l'éducation, les 30 et 31 mai 2018 à Marseille.

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