Module 4 : Tablettes et lieux de culture (musées, bibliothèques, universités)

écriTech’3/Module 4 : Tablettes et lieux de culture (musées, bibliothèques, universités)

Modérateur : Evelyne Bévort (CLEMI)

Françoise Juhel (Chef du service des éditions multimédias à la Bibliothèque nationale de France)

« Quels usages éducatifs des tablettes ? Grande qualité d’écran, ergonomie de navigation, nouvelles formes de consultation rendues familières par l’usage des smartphones, la tablette est un outil privilégié d’approche des œuvres d’art et du livre interactif. La Bibliothèque nationale a souhaité expérimenter cet outil dans trois directions principales : des applications permettant d’approcher un ensemble d’œuvres après une introduction audiovisuelle, ex les miniatures flamandes disponibles sur iPad et bientôt iPhone, le livre interactif enrichi à partir de l’exemple de Candide et l’interactivité avec les œuvres d’une exposition à l’occasion de l’exposition sur le nouveau monde et les portulans à la rentrée.

Le projet Candide comprend à la fois une lecture du texte en relation avec le manuscrit, les variantes du texte, ses illustrations et une version enregistrée ; il comprend une exploration de l’œuvre par la cartographie du voyage, chaque lieu étant l’occasion d’une exploration thématique offrant des ressources textuelles et iconographiques entrainant le lecteur au-delà de Candide ; enfin, le jardin permet après avoir marqué des extraits de textes, des images, des vidéos, des éléments d’exploration… de structurer ses notes et de les commenter pour une publication définitive ou ouverte aux enrichissements et modifications. Dans les trois cas on verra comment se pose au moment de la conception, les interrogations sur les usages.

Comment se fait une répartition entre les propositions sur tablettes et celles sur le web, comment se pose la question de l’adaptabilité ordinateur, tablette, mobile.» Seule l’application Miniatures flamandes est actuellement disponible http://expositions.bnf.fr/flamands/infos/04.htm »

 

Jérôme Kalfon (Directeur du service commun de la documentation de l’Université Paris Descartes)

« Le cas des bibliothèques universitaires L’enseignement universitaire se fonde sur l’utilisation d’une pluralité de sources, en provenance de multiples supports et modes de diffusion. Contrairement à l’enseignement secondaire, les manuels viennent compléter une offre. Ils n’en constituent que très rarement le noyau dur. Ce préalable devrait nous aider à comprendre pourquoi l’utilisation de tablettes en bibliothèque universitaire a rarement dépassé, jusqu’à présent, le stade expérimental. En effet, les tablettes se caractérisent par l’association d’un appareil et d’un système d’exploitation spécifique. Or, contrairement à un ordinateur, facilement utilisable par plusieurs personnes différentes, les systèmes d’exploitation des tablettes, ainsi que les applications qui leurs sont dédiées, sont conçues, à l’instar des téléphones mobiles, pour un usage individuel et personnalisé.

Par ailleurs la grande variabilité des modes de diffusion des e-books, (PDF, streaming, applications spécifiques, DRM, etc..) rend difficile la rencontre d’un contenu et d’un dispositif instrumental spécifique. De ce fait, il semble hasardeux d’imaginer un dispositif d’enseignement ou de consultation de contenus centré sur un seul type d’appareils. Bien au contraire, la portabilité (ou interopérabilité) et la mobilité, tout comme une approche non restrictive des usages consentis qui focalisent les attentes des milieux universitaires. Le recul, de maintenant plus de quinze ans qu’ont les universités dans l’usage massif des publications numériques confortent ce point de vue.

C’est dans cette perspective que le Consortium Couperin a diffusé des recommandations aux éditeurs : « les dix commandements à l’éditeur d’e-books », qui gagneraient à être complétées par des recommandations aux concepteurs de tablettes et autres appareils. Constatant, dès l’apparition des premières tablettes à encre électronique une conception bloquant l’usage collectif, nous avons tenté, avec un concepteur et notre UFR de mathématiques et informatique, de proposer le développement de système d’exploitation de tablette compatible avec un usage collectif. »

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ANNULATION : Martine Marzloff (Chargée de recherche, « Littérature et enseignement », IFÉ)

L’enseignement de l’histoire des arts, forcément branché. À partir d’exemples précis : les projets pédagogiques portant sur l’enseignement de l’histoire des arts passent nécessairement par l’utilisation des nouvelles technologies qui permettent un regard et un discours réflexifs sur les expériences artistiques.

L’intervention de Madame Marzloff a été annulée et remplacée par : Josyane Rouch (IA-IPR d’Arts plastiques de l’académie de Nice)

« Des ressources… au sein de l’enseignement de l’histoire des arts (HIDA) »

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Fabien Lallier (Responsable du Centre de Compétence – Grand Est – CO Information Technology Solutions – Orange Business Services IT&L@bs)

Usages et technologies mobiles innovantes pour la culture et l’éducation

« Comment tirer parti des technologies mobiles (smartphones, tablettes) pour améliorer l’expérience de visite dans des lieux de culture, et permettre un apprentissage de manière plus ludique et interactive ? Lecture multimédia, géolocalisation (en milieu extérieur ou à l’intérieur de bâtiments), réalité augmentée, capteurs environnementaux, communication sans-fil, interfaces tactiles,… : autant de capacités techniques qui, utilisées de manière coordonnée, permettent d’augmenter significativement l’expérience utilisateur.

Fabien Lallier présentera quelques exemples d’applications déployées ou en cours de réalisation par Orange Business Services. Ces applications, souvent conçues dans une approche orientée « parcours », permettent de faciliter la préparation de visite, d’adapter et enrichir la visite sur site par rapport aux attentes, et/ou d’en favoriser ensuite la mémorisation et le partage (ex : « gamification », liens avec les réseaux sociaux,…).

Ces « compagnons de visite » sont déployés sur des terminaux (smartphones/tablettes) mis à la disposition du public, ou bien –de plus en plus souvent– sur les smartphones personnels des visiteurs (disponibilité en téléchargement). »

Ateliers

A – Écrire avec la tablette devant une oeuvre d’art et dans des lieux de culture

Frédérique Cauchi-Bianchi (IA-IPR de Lettres, académie de Nice), Jérôme Sadler (Professeur d’Arts plastiques, académie de Nice) et Dominique Khaldi (Professeure de Lettres, collège Niki de Saint-Phalle, académie de Nice)

Quels usages avec une ardoise numérique ?

À la rencontre d’une architecture poétique, plastique et autobiographique sur tablette tactile, résultant de promenades muséales et architecturales, au sein des ressources de proximité.

A la fin des années trente, Walter Benjamin écrit : « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique même ».[1] Ce texte va interroger les nouveaux médias comme la photographie et le cinéma dans une nouvelle relation avec l’œuvre d’art qui était jusqu’alors, à caractère unique et indivisible.

Aujourd’hui, que devient l’œuvre d’art à l’heure où les outils, quel que soit le média de la création, convergent vers le même et unique support qui, de plus est conçu pour être communiquant ?

Ainsi, les productions, plastiques et /ou littéraires, ne sont plus uniquement visibles depuis leur lieu d’exposition, mais se multiplient sur les espaces numériques, se partagent sur les ENT, s’exposent dans les galeries virtuelles de présentation et se commentent dans les réseaux sociaux…

Leurs corpus sont à la fois textuels et graphiques, photographiques et vidéographiques. En quelques années seulement de nouvelles postures émergent. La pratique photographique est en pleine révolution, son rapport à l’indexation, par exemple, qui vient légender ou commenter le visuel, appelle de nouvelles questions. La rencontre, le partage et la monstration sont aujourd’hui possibles pour les usagers, grâce à la conception des interfaces de ces applications gratuites.

La classe de troisième H en expérimentation nomade avec des ardoises numériques :

En classe de troisième, au second trimestre, au sein de l’espace culturel du collège comme en visite, le travail sur tablettes tactiles à partir de ses spécificités a permis de produire une écriture croisée, ouverte devant l’oeuvre. C’est ce dernier parcours qui est ici restitué ici. Autour d’un parcours Lettres-Arts Plastiques, ces écritures multimédias se sont mises en place après la rencontre de nos partenaires de proximité: l’intervention d’un artiste du FRAC PACA, Ian SIMMS, au sein de l’espace culturel du collège,les visites du musée national Fernand LEGER et du Centre de Vie de Valbonne-Sophia-Antipolis.

Architecture de proximité, la ressource de proximité : le Centre de Vie de Pierre Fauroux : Patrimoine du XXème siècle.

C’est un bâtiment remarquable construit par Pierre FAUROUX, patrimoine du XXème siècle en 1988. Il est aujourd’hui fermé en raison de la difficulté dans la réception de l’oeuvre architecturale au programme ambiteux voire audacieux d’Eglise/Mairie cherchant à faire cohabiter le spirituel et le profane sur 400 m2″ http://www.college-niki-de-st-phalle.fr/index.php/fr/matieres/histoire-des-arts-/1472-le-centre-de-vie.html

La prise en compte et la compréhension de l’ architecture remarquable, ressource de proximité, font l’objet de réponses interactives où l’écrit et l’image, par association sémantique, stimulent l’élève, spectateur-acteur , dans sa relation à l’œuvre dans l’espace, et l’amènent à créer de « L’Ecriture augmentée » (Alessandro de Francesco).[2] (Utilisation de l’application SKITCH qui permet d’écrire sur les photographies et de l’application Pixlomatic qui offre la possibilité de travaller l’image) « L’Ecriture augmentée » émerge dans les productions des élèves, au cœur d’un atelier d’écriture poétique et autobiographique et leurs correspondances au sein de la pratique plastique (regards croisés, croquis, capture photographique, séquence filmique, photographie augmentée, indexée et réalités virtuelles et /ou augmentées).

Le débordement du texte et de l’œuvre, du texte dans l’œuvre apparaît comme un dialogue, toujours renouvelé avec le réel, au travers des réalités numériques.# Quelle peut être cette « écriture augmentée » quand elle exploite les spécificités de l’ardoise numérique en convoquant le transmédia, à savoir le développement d’un contenu textuel, d’un univers fictionnel, d’une création plastique face à une œuvre patrimoniale ?

Il s’agit de tisser des liens entre les pratiques de création traditionnelles et numériques, puis de les remodeler à partir des applications gratuites, proposées par la tablette pour concevoir un réel objet d’étude transdisciplinaire, Arts Plastiques et Lettres, évaluable dans sa relation à l’Histoire des Arts et au socle commun des compétences.

La Tavoletta tactile : A la manière de Brunelleschi qui, au travers d’un dispositif nommé la Tavoletta, initie, en 1415, à Florence, devant le Baptistère, face au Duomo, le spectateur au nouveau mode de représentation exacte : la perspective, les élèves seront invités à présenter, « in situ » face à l’œuvre architecturale, leur réalisation multimedia, dans un dispositif interactif, combinant pratiques traditionnelles (maquette en papier, carton) et pratiques numériques exploitant au mieux les spécificités de cette « tavoletta tactile » au travers de la réalité augmentée.Les élèves ont utilisé l’application Augment.

De l’usage au quotidien en cours d’Arts plastiques : [4]Se Référer, Capturer, Pratiquer, Verbaliser, Rendre compte, Montrer, Exposer

La tablette s’intègre naturellement dans l’enseignement des Arts plastiques. L’acte photographique n’est qu’une fonction de la tablette. Et c’est là où les différentes implantations numériques vont venir converser, accompagner, compléter et enrichir la pratique de l’économie photographique, celle d’obtenir une image fidèle en cliquant sur l’objet. De nouvelles postures, dans le cours d’Arts Plastiques se mettent alors en place : [3]

Etudier des œuvres (maîtriser des repères Historiques de façon autonome), pratiquer ( se référer, modifier , fabriquer, échanger…), restituer un parcours singulier (dans une promenade architecturale, captures photographiques et vidéographiques des espaces remarquables, au sein de l’espace culturel, laisser une trace immédiate de l’intervention de l’artiste…), partager sur les galeries virtuelles (relancer, rendre compte, verbaliser, exposer dans l’immédiateté…) .

En classe de 3ème, il s’agit ici d’exploiter les fonctions spécifiques de la tablette tactile pour concevoir un objet de monstration, une installation à partir de la prise en compte et la compréhension de l’espace du bâtiment remarquable, après s’être saisi de l’expérience sensible de l’espace, puis en abordant l’œuvre dans ses dimensions culturelles (moderne et post moderne). C’est un dispositif « in situ « d’une œuvre dans l’espace impliquant le corps et le geste qui exposera les écritures ouvertes sous la forme d’une réalité augmentée, selon les différentes modalités proposées par la tablette.

De l’usage au quotidien en cours de Lettres : écrire, fragmenter, déponctuer, associer, coller, rendre compte.

La tablette s’intègre naturellement dans la séquence d’écriture menée autour du mouvement artistique « L’Esprit Nouveau », initié par Guillaume Apollinaire et Blaise Cendrars, pour nourrir l’objet d’étude transdisciplinaire « archi-textué ». L’intervention de Ian SIMMS, artiste sud-africain, condamné à l’exil pour avoir lutté contre l’apartheid, a suscité une réflexion autobiographique et poétique autour de l’exil, de l’errance, du lieu fantasmé et de l’œuvre d’art, lieu mental de l’artiste ou le lieu retrouvé.

L’exil comme condamnation à l’errance et à la perpétuelle recherche d’un lieu de substitution au lieu originel. L’autobiographie poétique, plastique, numérique comme #signe de l’identité originelle perdue. « L’écriture augmentée » comme nouvelle écriture fragmentée.« Voyager », « Errer » dans un nouveau lieu, un lieu patrimonial comme Apollinaire, Cendrars ou Simms, voyageurs infatigables l’ont fait.

Essayer de s’approprier ces espaces avec la tablette. Une promenade architecturale qui permet aux élèves d’investir le lieu par leurs mots et leurs images, en y ajoutant leur perception sensible et donc forcément autobiographique. De multiples approches et traductions du réel, en fait, une écriture plastique et littéraire « augmentée » qui crée une nouvelle réalité pouvant « s’augmenter » à l’infini.

Modalités : Ce projet fait suite aux expérimentations PASIE, Lettres et Arts Plastiques, menées lors des deux années précédentes, sous la forme d’atelier d’écriture plastique et littéraire mobile, sur tablettes, autour de l’œuvre de proximité. Il repose sur une dotation établissement sur fonds propre de 22 tablettes.

Le choix s’est porté sur les tablettes Asus Transformer, sous Ice cream sandwich Androïd 4.0. La classe dispose de 12 docks permettant une prise de texte plus aisée et de multiples connectiques : ports USB, port Hdmi et lecteur de carte. Les tablettes sont connectées au réseau, à l’aide d’une borne WIFI. La totalité des applications utilisées sont du domaine gratuit.

[1].Walter Benjamin, « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique » (édition de 1939, trad. de l’allemand par M. de Gandillac et R. Rochlitz), Œuvres, t. 3, Paris, Gallimard, 2000.

[2].Alessandro de Francesco et Jean Marie Gleize, « »Ecriture augmentée > Prose augmentée ». Université de Lyon II, colloque international.

[3].Ou « Comment penser la circulation de la représentation d’un code à l’autre dans les œuvres intersémiotiques ? Que se joue-t-il lorsque l’on passe d’une forme à une autre, comme dans l’adaptation, ou lorsque l’œuvre elle-même circule entre les codes sémiotiques et les mêle (opéra, film, bande dessinée, insertion d’une image dans le texte ou de texte dans l’image, installation) ? Y-a-t-il circulation fluide entre les codes ou prééminence d’un code sur l’autre, voire illusion de circulation, simple « effet » d’un autre code ? » André Gunthert Maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).

[4] Les applications gratuites exploitées en classe

B – La tablette numérique à l’épreuve des métamorphoses : un cadre pionnier pour l’éducation artistique et culturelle

Laurence Patti (Déléguée académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle, académie de Nice), Marie-France Didier (Professeure de Lettres au collège Port Lympia à Nice, académie de Nice) et Véronique Lévy (Professeure d’Arts plastiques au collège Port Lympia à Nice, académie de Nice)

Le projet innovant « Enéartech » permet de mettre le numérique au cœur de l’éducation artistique et culturelle de l’élève dès son entrée au collège. Les rencontres avec les artistes, les œuvres, les lieux viennent nourrir via le prisme des tablettes numériques le parcours culturel de l’élève.

A la suite des projets Enéart et Enéart bis, menés lors des deux dernières années, il s’agit d’ancrer, dès la sixième, l’enseignement de l’Histoire des arts tout en répondant aux objectifs du socle commun notamment dans l’acquisition d’une culture humaniste : avoir des connaissances et des repères (les périodes de l’histoire, la culture littéraire et artistique), situer dans le temps, l’espace, les civilisations, situer des événements, situer les œuvres littéraires et artistiques, établir des liens entre les œuvres, lire et pratiquer différents langages (textes, graphismes, images), faire preuve de sensibilité, d’esprit critique et de curiosité.

Cette année, le projet enéartech donne aux élèves la possibilité de rendre compte de toutes leurs expériences sensibles à travers les tablettes numériques. L’espace de la tablette, déployé dans toutes ses dimensions avec l’aide de logiciels spécifiques offre une véritable métamorphose de la page et fait participer les élèves à une aventure numérique, qui leur apporte, certes, du plaisir, mais aussi, savoirs, savoir-faire et savoir-être.

En prenant pour thème les métamorphoses, il pose délibérément l’élève en acteur-réalisateur de ses propres représentations culturelles. Les métamorphoses des textes fondateurs de l’Antiquité viennent se refléter dans le travail inédit d’une jeune artiste plasticienne exposant et créant dans le cadre de l’espace culturel de l’établissement scolaire. De centripète le champ de notre observation devient centrifuge et se déplace également hors du collège vers les espaces muséaux et tous les lieux culturels fréquentés par les élèves au cours de l’année. Il s’agit d’appréhender, d’accompagner et de mesurer l’impact du media tablette sur la forme et le contenu des restitutions des élèves mais aussi sur l’évolution de leur regard face à la création artistique et littéraire.

En offrant cette nouvelle surface à l’esprit critique des élèves, quelles nouvelles formes de sensibilité peuvent naître et s’exprimer en toute spontanéité ? Quel impact peut avoir cette nouvelle pratique sur la vision de l’histoire des arts par un public collégien ? La tablette offre bien un espace pionnier de rencontres et de pratiques artistiques et culturelles qu’enseignants et médiateurs se doivent d’investir.

C – Patrimoines – Enseignement d’exploration et tablettes

Josyane Rouch (IA-IPR Arts plastiques, académie de Nice) et Christiane Caitucoli (Professeure d’Histoire et de géographie au lycée Bonaparte de Toulon, académie de Nice)

L’enseignement d’exploration Création et activités artistiques, Patrimoines se déroule en grande partie hors de l’établissement, la découverte et l’étude du patrimoine local et régional se faisant par le biais de « promenades-découvertes » et de visites. Lors de ces promenades, les élèves sont invités à photographier et/ou à filmer les édifices remarquables, à noter les explications données par l’enseignant ou le guide. Il leur est donc nécessaire de disposer d’un appareil photographique ou d’un caméscope, d’un bloc-notes, d’un stylo.

De plus, l’enseignant donne généralement des documents d’accompagnement (plan, photo ancienne, lexique, historique) sous forme de photocopies. Les élèves ont du mal à gérer tout ce matériel et soit négligent certains aspects (pas de prise de notes, pas d’utilisation des documents), soit, un peu perdus, n’arrivent pas à se concentrer sur une des tâches demandées. Certains renoncent assez vite et se contentent de photographies souvent approximatives. L’utilisation de tablettes tactiles permet de pallier toutes ces difficultés.

Un seul appareil, la tablette, permet de photographier, noter, consulter les ressources déposées préalablement par l’enseignant. Les élèves peuvent également chercher, dès qu’ils en ont besoin, la définition d’un mot inconnu ou un complément d’information sur Internet. Cette facilité d’utilisation permet indéniablement une plus grande concentration et donc un meilleur travail. La tablette offre aussi la possibilité d’enregistrement sonore. Or les élèves de seconde sont peu habitués à la prise de notes et lors d’interventions de spécialistes, conférenciers, architectes etc. il leur est difficile de retenir les points importants.

Avec la tablette, ils enregistrent les informations données et peuvent ensuite retranscrire l’essentiel. Outre l’aspect ludique et le facteur «nouveauté», l’utilisation d’un outil informatique entraîne également une plus grande concentration. D’un point de vue pédagogique, la tablette apparaît donc comme un outil fort prometteur élèves et enseignants sont tout-à-fait satisfaits tant du travail accompli que des résultats produits.

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D – Documentation et tablettes

Marie-Lucile Milhaud (IA-IPR de Lettres honoraire, académie de Nice) et Philipe Charvernac (Professeur-documentaliste au lycée professionnel Gustave Ferrié, membre du GIPTIC (Groupe d’Intégration Pédagogique des Technologies de l’Information et de la Communication), académie de Paris)

L’objet nomade sert à téléphoner, mais bien plus encore : on peut surfer sur Internet, télécharger et écouter de la musique, regarder la télévision, gérer son agenda, relever ses courriels, stocker et visionner ses photographies ou ses films, jouer, trouver son chemin et se situer dans une ville, lire le journal…

De ce fait, les objets nomades regroupent tous les appareils électroniques disposant d’une autonomie de fonctionnement pour le déplacement géographique, de fonctions multiples, communication, gestion, stockage et d’une taille réduite pour permettre un usage dans des lieux variés.

Qui aurait pu prétendre à l’explosion des SMS, au départ destinés à l’échange d’informations purement techniques entre ingénieurs ou techniciens ? Comment prévoir les usages qu’en feront les générations à venir en fonction des progrès techniques de plus en plus rapides ? Dans le monde de l’éducation, nous nous interrogeons sur les aspects pédagogiques : quels usages pédagogiques de l’objet nomade de l’élève peuvent être envisagés ? Comment aussi, avec d’autres appareils, proposer une autre approche de la relation aux savoirs passant par d’autres pratiques au sein de la classe ?

À partir d’expériences effectuées, nous rendrons compte de nos séquences, découvertes et observations, pour ensuite essayer de prévoir ce que sera, peut-être, l’avenir de la salle de classe ou du CDI.

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